Groupe AGRO-Systèmes / SAS Laboratoire :
la maîtrise des reliquats
Le groupe AGRO-Systèmes-SAS Laboratoire a organisé cet automne deux conférences à l'intention de ses partenaires sur l'un de ses domaines d'excellence : les reliquats azotés. L'occasion de partager expériences et avancées techniques sur l’ensemble de la chaîne, du prélèvement au conseil de fumure.
La première des cinq interventions, consacrée aux outils et méthodes de prélèvement, a mis en évidence l'intérêt de prélever "en croix" et en utilisant de préférence une tarière à gouge pour tenir compte au mieux de la variabilité spatiale (dans la parcelle) et verticale (entre les différents horizons).
La deuxième présentation permettait de découvrir le processus d'analyse, illustration vidéo à l'appui, et de toucher du doigt l'importance de la maîtrise de la chaîne du froid, et du respect des bonnes pratiques de laboratoire. Autre aspect fortement souligné : l'influence de la qualité du sous-échantillonnage sur la représentativité des résultats, le SAS Laboratoire ayant sur ce point développé une méthode originale d'une grande fiabilité.
La mise à plat des spécificités des 2 moteurs d'interprétation utilisés au SAS, LISAS II d'une part et AZOFERT d'autre part, faisait l'objet du troisième exposé. Les deux moteurs sont basés sur la méthode des bilans, mais AZOFERT comporte cinq postes de plus que lLISAS II et utilise de nombreuses valeurs calculées (tandis que LISAS II fait plutôt appel à des référentiels préétablis). A l'heure d'aujourd'hui, la comparaison montre que les conseils rendus sont finalement assez proches, mais le sujet est complexe et les recherches se poursuivent... d'autant que ces moteurs sont en perpétuelle évolution.
C'est ainsi qu'Alain Bouthier, spécialiste de la fertilisation au sein d'Arvalis-Institut du végétal, a présenté un exposé sur la prise en compte de l'effet azote des produits résiduaires organiques (les PRO) appliqués à l'automne. Les études ont montré que la minéralisation des PRO est progressive dans le temps et que sa vitesse dépend de nombreux facteurs, en particulier de la matière considérée : fumier, boues, lisiers etc. Des cinétiques "types" ont ainsi pu être déterminées, qui seront intégrées aux évolutions des moteurs dès la campagne 2010.
Enfin, la dernière intervention posait la question de l'importance de la minéralisation de la matière organique du sol dans la méthode des bilans. Les résultats semblent notamment indiquer qu'elle est forte pour les cultures de printemps, mais plus modérée pour les cultures d'hiver.
Tout au long des deux conférences, de nombreux échanges entre les intervenants et la salle ont démontré que le sujet suscitait un vif intérêt et des questions très concrètes pour une mise en oeuvre efficace et une utilisation pertinente des mesures de reliquats azotés.