DEFINITION du prélèvement
: « exécution d’un certain nombre de prélèvements
élémentaires dans une zone présumée
homogène et d’une couche d’épaisseur choisie
et de profondeur donnée, puis constitution, par mélange
et réduction, d’un échantillon pour laboratoire,
représentatif du niveau moyen d’une ou plusieurs caractéristiques
données du sol. »
1. EPOQUE DE PRELEVEMENT :
La date de prélèvement importe peu, il convient simplement,
lors d’analyses de contrôle, d’intervenir à
la même époque. Après un apport de fertilisant,
attendre au minimum 3 mois.
2. ZONE DE PRELEVEMENT :
• Analyse de caractérisation ou de contrôle :
délimiter avec l’agriculteur les zones de la parcelle
ayant la même couleur, le même comportement physique,
les mêmes précédents culturaux, le même
passé de fertilisation, le même aspect végétatif…
Cette opération préliminaire conduira, soit à
la prise en compte de la parcelle entière, soit à
la partition de celle-ci en plusieurs zones homogènes. Si
une zone homogène est trop réduite pour y apporter
des variantes de façon culturale, il ne faut pas prélever
dans cette zone.
• Analyse diagnostic : par l’observation ou avec le
concours de l’agriculteur, localiser dans la parcelle les
deux zones les plus différenciées dans leur comportement
(par exemple zone saine / zone carencée).
3. IDENTIFIER LES ZONES DE PRELEVEMENT :
Noter les limites et le centre de la zone de prélèvement
(exemple : cercle de diamètre 50 m dont le centre est repéré
par GPS).
4. NOMBRE ET REPARTITION DE PRELEVEMENTS ELEMENTAIRES
(carottages) PAR ZONE :
Quelle que soit la superficie de la zone de prélèvement
retenue, effectuer au minimum 14 à 16 prélèvements
élémentaires sur l’ensemble de la zone de prélèvement.
Eviter les points suivants :
• Les points bas et les points hauts.
• Les points où ont été entreposés
des tas de fumier, d’amendements, des silos, ainsi que les
points où ont séjourné les animaux,
les points d’affouragement et les points de traite.
• Les points d’affleurement de la roche sous-jacente,
non représentatifs de la zone retenue.
• Les points qui se différencient du fait d’irrigation
ou de drainage.
• Les marnières, les mouillères.
• Les bordures de zone homogène.
5. PROFONDEUR DE PRELEVEMENT :
• Sols sous cultures, y compris prairies temporaires : prélever
à la plus grande profondeur travaillée du sol (labour)
en évitant l’horizon sous-jacent non travaillé.
• Sols sous prairies permanentes (auxquels on peut assimiler
les sols cultivés en semis direct, sans aucun travail du
sol) : prélever à une profondeur de 5 à 15
cm (zone principalement explorée par les racines ; on retient
15 cm le plus souvent). Quelle que soit la profondeur de prélèvement
retenue, l’important est d’effectuer tous les carottages
à la même profondeur, d’enregistrer cette profondeur
et de la reproduire lors des futures analyses de contrôle. |