Résumé de la norme AFNOR 31-300 :

 


DEFINITION du prélèvement : « exécution d’un certain nombre de prélèvements élémentaires dans une zone présumée homogène et d’une couche d’épaisseur choisie et de profondeur donnée, puis constitution, par mélange et réduction, d’un échantillon pour laboratoire, représentatif du niveau moyen d’une ou plusieurs caractéristiques données du sol. »
1. EPOQUE DE PRELEVEMENT :
La date de prélèvement importe peu, il convient simplement, lors d’analyses de contrôle, d’intervenir à la même époque. Après un apport de fertilisant, attendre au minimum 3 mois.
2. ZONE DE PRELEVEMENT :
• Analyse de caractérisation ou de contrôle : délimiter avec l’agriculteur les zones de la parcelle ayant la même couleur, le même comportement physique, les mêmes précédents culturaux, le même passé de fertilisation, le même aspect végétatif… Cette opération préliminaire conduira, soit à la prise en compte de la parcelle entière, soit à la partition de celle-ci en plusieurs zones homogènes. Si une zone homogène est trop réduite pour y apporter des variantes de façon culturale, il ne faut pas prélever dans cette zone.
• Analyse diagnostic : par l’observation ou avec le concours de l’agriculteur, localiser dans la parcelle les deux zones les plus différenciées dans leur comportement (par exemple zone saine / zone carencée).
3. IDENTIFIER LES ZONES DE PRELEVEMENT :
Noter les limites et le centre de la zone de prélèvement (exemple : cercle de diamètre 50 m dont le centre est repéré par GPS).
4. NOMBRE ET REPARTITION DE PRELEVEMENTS ELEMENTAIRES (carottages) PAR ZONE :
Quelle que soit la superficie de la zone de prélèvement retenue, effectuer au minimum 14 à 16 prélèvements élémentaires sur l’ensemble de la zone de prélèvement. Eviter les points suivants :
• Les points bas et les points hauts.
• Les points où ont été entreposés des tas de fumier, d’amendements, des silos, ainsi que les points où ont séjourné les animaux,
les points d’affouragement et les points de traite.
• Les points d’affleurement de la roche sous-jacente, non représentatifs de la zone retenue.
• Les points qui se différencient du fait d’irrigation ou de drainage.
• Les marnières, les mouillères.
• Les bordures de zone homogène.
5. PROFONDEUR DE PRELEVEMENT :
• Sols sous cultures, y compris prairies temporaires : prélever à la plus grande profondeur travaillée du sol (labour) en évitant l’horizon sous-jacent non travaillé.
• Sols sous prairies permanentes (auxquels on peut assimiler les sols cultivés en semis direct, sans aucun travail du sol) : prélever à une profondeur de 5 à 15 cm (zone principalement explorée par les racines ; on retient 15 cm le plus souvent). Quelle que soit la profondeur de prélèvement retenue, l’important est d’effectuer tous les carottages à la même profondeur, d’enregistrer cette profondeur et de la reproduire lors des futures analyses de contrôle.

 

 


« Pour l’analyse PK, pourquoi prélever uniquement sur l’horizon travaillé alors que les racines peuvent descendre à plus d’un mètre ? »

A cette question souvent posée, une réponse simple :
les éléments nutritifs (P, K, Mg, Ca, oligos) présents en faible quantité dans les horizons sous-jacents sont peu disponibles car l’activité ologique y est très lente du fait de la rareté de l’humus et de la compaction importante. Seuls les vers de terre
peuvent mobiliser ces réserves en les remontant à la surface.
En revanche, les ions nitrates et sulfates, libres dans la solution du sol peuvent être assimilés sur l’ensemble du profil, quelque soit la profondeur. C’est pourquoi les reliquats azotés doivent être prélevés sur 90 cm. Dans ce cas, on utilise la version 3 horizons de la PRO Sonde® : la tarière A3H®.

 

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